Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
les éoliennes la presse et nous

Eoliennes, politiques et promoteurs, une autre information

La Liberté, 28 février 2013

Publié le 1 Mars 2013 par Les déçus de l'information

Au paradis il n'y a pas d'éoliennes.

De cet article, en pièce jointe, nous retiendrons le commentaire d'Aurélie Lebreau. Si il fallait encore un commentaire pour mesurer l'ampleur de la naïveté des journalistes qui écrivent sur les éoliennes, le voici:

28/02/2013

La Liberté

Le bébé, l’eau du bain et la crémière

Si le vote populaire est toujours souverain, il est parfois des choix étonnants. Celui des citoyens de Sâles, mardi soir en assemblée communale extraordinaire, appartient sans conteste à la catégorie «décision surprenante et difficilement explicable». Une large majorité de personnes – 196 sur 284votants – a ainsi estimé que mener une étude de faisabilité pour savoir si un parc éolien pourrait être implanté sur les hauts de la commune n’était pas intéressant. Enterrant du coup le projet bien plus profondément encore que les forages nécessaires à la géothermie profonde.

Pourtant les citoyens avaient en main le beurre, l’argent du beurre et même la crémière. La société Ennova était prête à payer les études de mesures des vents puis la réalisation du parc, si les conclusions s’étaient révélées satisfaisantes. Il suffisait de laisser le projet prendre forme, de se faire servir les résultats sur un plateau et, une fois les données scientifiques et les emplacements des éoliennes connus, de décider si oui ou non l’aventure valait la peine d’être vécue. Le voyage était garanti sans risque pour la commune et les habitants. Un vrai luxe de nos jours. Mais l’assemblée a préféré jeter le bébé, ou plutôt l’embryon dans le cas présent, avec l’eau du bain. A d’autres donc de faire preuve de curiosité et d’audace.

Aurélie Lebreau

Ennova, anciennement Reninvest SA, en bienfaiteur de l'humanité, il y a de quoi s'étrangler.

À Saint-Brais: Le conseil communal fait voter le deuxième projet éolien à la population en argumentant deux choses: 1. Cela n'engage à rien et l'étude peut durer de longues années. 2. La commune en acceptant ce mât de mesure de vent va toucher 30'000 francs. La naïveté des citoyens l'a emporté, ils ont accepté la pose de ce mât. Le lendemain (!) le maire et la secrétaire communale ont signé une convention avec les SIG, dans laquelle ils se sont engagés à tout faire pour permettre à ce parc éolien de voir le jour. Quelques semaines plus tard, le parc avec tous les détails techniques et financiers est présenté aux associations Pronatura et WWF, par Reninvest, aujourd'hui Ennova, devant une habitante de Saint-Brais (ils l'ignoraient) alors que les citoyens du village n'en avaient encore jamais entendu parler. La nouvelle dépassant largement le cadre confidentiel, les promoteurs ont organisé 7 mois plus tard la présentation du parc aux citoyens concernés. Le maire de Saint-Brais était même devenu président sans signature de la SA Parc éolien de Saint-Brais, aux côtés de Claudio Zanini, directeur de Reninvest SA, immédiatement après la présentation.

Et à ce moment là de l'affaire, le mât de mesure de vent n'était toujours pas posé.

On voit ici que les mesures de vent ne sont qu'une formalité. Présenter Ennova comme une société philanthropique fait avaler quelques tartines de travers ce matin à ceux qui se battent contre ces sociétés voraces en quêtes de gains énormes qu'elles feront sur le dos des riverains.

Publicité
Publicité
Commenter cet article
Publicité